fin du test du jeu Medieval II : Total War

Gestion complète de Medieval II

Passons au côté gestion qui est, certes, moins spectaculaire que le combat, mais tout de même très profond. Vous devez choisir plusieurs empires (ou royaumes) : Angleterre, France, Saint Empire Romain, Espagne et Venise avec chacune des missions précises à remplir qui consiste principalement à conquérir un empire adverse. Pour la France, vous devrez battre l’Angleterre (qui vous a piqué Caen en plus…) ainsi que Jérusalem (tout dépend de quel campagne vous choisissez). ce qui nous intéresse surtout, c’est la liberté avec laquelle le joueur est autorisé à accomplir ses buts. Si vous préférez prendre votre temps en créant un Empire riche et puissant en s’attardant sur le développement de vos villes ou si vous êtes un bourrin qui accumule les ennemis… Tout comme les combats, la patience est le maitre-mot du soft. Cela dit, rien ne vous empêche de déclarer la guerre à l’Empire Romain qui vous à pris Dijon qui était annexé et donc vous intéressait (on sent le vécu là…).
Bref, vous êtes celui qui dirige le Royaume de France (qui deviendra vite un Empire quand vous allez accumuler les territoires).

Cette liberté d’action est là aussi marqué par un nombre important d’action possibles. Vous devrez gérer les comptes, pour cela faire attention aux dépenses, aux impôts, aux pertes, à la maladie, etc. Faire attention au bien être du peuple, faire attention aux différentes requêtes pontificales ou nobles, marchander avec les empires voisins, gérer les alliances, éliminer les gêneurs grâce aux assassins, infiltrer l’ennemi, récupérer les matériaux premiers. Bref, ceci n’étant qu’un aperçu des possibilités.
Le fait est que cette liberté étant très alléchante peut aussi calmer les ardeurs du novice qui a pleins de chose sà penser d’un seul coup… C’est pourquoi les aides et le temps seront nécessaires pour se faire plaisir dans l’évolution de votre Empire.

Une forte identification dans Medieval II

Techniquement parlant, le jeu est une véritable bombe… Jamais un STR n’avait eu des batailles aussi crédibles et riches en animations et éléments graphiques. Des centaines et centaines de personnages sont animés sur votre écran prêts à accomplir vos ordres, le tout dans des décors animés riches et vastes que l’on peut voir dans tous les sens… C’est en zoomant au coeur des batailles qu’on se rend compte de la qualité technique du soft et des détails graphiques. Certes, nous ne sommes pas dans un FPS dernier cri, mais la qualité est telle que l’immersion est plus haut niveau. Rapidement, commander ses hommes n’est plus un plaisir vidéoludique mais presque un plaisir humain tant la précision tactique, la qualité visuelle et surtout la qualité sonore est au rendez-vous.
Le son des flèches traversant l’écran, l’escouade des cavaliers qui chargent l’ennemi, les encouragements des soldats comme « Pour le Roi ! Pour la France ! » a quelque chose de très jouissif à se prendre pour un général d’un Empire.
Qui plus est, le doublage français est d’une très bonne qualité et permet de donner vie à ce jeu de stratégie. La qualité stratégique du soft nous donne la possibilité de vivre des émotions perdues. certes, c’est aussi un jeu vidéo et le tout est mis en scène mais ce plaisir de commander et de pousser ces troupes à la victoire a quelque chose de particulièrement fier.

Du temps pour tout explorer

Le jeu vous permet, comme dit plus haut, de jouer avec cinq empires, certes, mais vous pourrez voyager jusqu’au Moyen-Orient ou encore en Amazonie avec l’aide des navires… Il y a du monde à découvrir et donc beaucoup de temps de jeu. Encore une fois, tout dépend de la façon dont vous vous y prenez mais si vous vous investissez dans le soft, il vous prendra des dizaines et dizaines d’heures…
Lorsque vous battez des nouveaux empires comme l’Amazone, le Portugal, l’Egypte, etc ils deviennent alors jouables et c’est donc de nouvelles missions à accomplir, ceci diversifie le jeu quelque peu le jeu. Au total, c’est 17 factions de jouable… Et 21 en multi. Et oui, un mode multi et online sont présent afin de relancer l’intérêt du soft et aussi renforcer l’aspect stratégique du jeu en se mesurant à des joueurs physiques. Il y a donc énormément de choses à faire et ça c’est du tout bon. Après, il est sûr qu’aussi soit bon ce jeu, la nature du genre vous oblige à passer pas mal de temps pour l’apprécier, c’est toujours le problème… Donc à moins d’être réellement accro, il sera difficile de tout faire, après, tout dépendra de votre approche comme d’habitude.

Il y a eu beaucoup de jeu de stratégie cette année mais ce Medieval II est une valeur on ne peut plus sûr. Il est au réalisme ce que Heroes Might & Magic est à la fantasy : une référence. Le gros problème de ce Medieval II est son léger manque d’accessibilité aux novices et ce malgré la présence de tutos. Trop de choses à faire, à penser et trop d’actions à prendre en compte en même temps pourraient rebuter certains joueurs, tout est question de patience. Peut-être qu’un début de jeu plus progressif aurait été appréciable. Mais le jeu reste ce qu’il est : un STR passionnant.

 

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